Le quartier de Virieu

Les lavoirs

La présence de lavoirs (sur la place du Fossé et en dessous) et/ou abreuvoirs est primordiale à Pélussin et témoigne de l’importance des différents rôles de l’eau : géographiquement situé sur un promontoire, le village ne bénéficie pas naturellement d’un passage d’eau. C’est donc par nécessité qu’un canal dit "bief" fut aménagé à partir du ruisseau du Malatras, situé sur les hauteurs de Pélussin.

Ce bief est géré et entretenu depuis près de 6 siècles par une association syndicale ; l’eau desservait les trois quartiers de Pélussin avant de rejoindre le ruisseau du Pompailler au pied du village, et alimentait abreuvoirs, lavoirs, moulins à huile et à farine. Mais surtout, l’eau est utilisée comme force motrice dès le XVIIème ; elle permit ainsi le développement des usines de moulinage de la soie qui firent toute la grandeur et la renommée de Pélussin.


Les Esses

Contrairement à l'idée que l'on s'en fait, le petit chemin en zig-zag appelé "les Esses" qui relie les anciennes usines des Rivières à la Place des croix n'est pas très ancien. Il n'existait pas au moment de la création du premier plan cadastral vers 1840. C'est l'évolution des ateliers de moulinages industriels qui a été à l'origine de la création des Esses.

 

Au XVIIème et XVIIIème siècles, la plupart des ateliers se trouvaient à Virieu, rassemblés autour du vieux château, et alimentés, pour ceux qui tournaient à la force hydraulique, par le bief de Virieu. Les moulins entassés et imbriqués les uns sur les autres, ne permettaient pas les agrandissements que nécessitait l'essor de la production soyeuse. Au XVIIIème siècle, les grandes familles de mouliniers qui avaient déjà construit des ateliers dans la Rivière pour mieux utiliser l'eau, s'intéressent très vite aux nouvelles chaudières à vapeur qui permettent d'entraîner les moulins à soie toute l'année sans se soucier du niveau des eaux du ruisseau. Ils firent alors construire des usines avec des cheminées pour les locomotives à vapeur, telles que nous en voyons les ruines, encore aujourd'hui. C'était le plein essor de la soierie pélussinoise. Les moulinières, les mécaniciens, les commis en soie habitaient encore Virieu et allaient travailler en passant par le vallon.

 


Les viaducs

En septembre et novembre 1913, afin de poursuivre la ligne de chemin de fer "Saint-Héand-Pélussin" pour rejoindre le bourg de Maclas et de desservir les communes de Roisey et Bessey, des projets de viaducs ont été prévus sur Pélussin.

Le premier ouvrage, situé peu après la gare, avec une grande arche de plus de 50 mètres d’ouverture (58 mètres pour un premier projet, réduit à 55 mètres par la suite).


La maison Gaston Baty

Gaston Baty a été l’un des hommes de théâtre les plus importants au XXème siècle.

Membre du cartel avec Charles Dullin, Louis Jouvet et Georges Pitoëff, il était certainement le plus atypique et le plus contestataire de ces metteurs en scène liés entre eux par le pacte d’estime et de respect réciproque. Il était passionné de marionnettes.

Il est mort à l’automne 1952 à Pélussin.


Eglise Notre Dame

Les légendes se mêlent à l’histoire pour la crypte de Notre-Dame-Sous-Terre qui est, sans contredit le plus ancien monument de la région.


Eglise Saint Jean

La construction de l'église commence en septembre  1847, sous la direction de l'architecte CHAMBEYRON de Rive de Gier et son inauguration a lieu le 20 juillet 1852. 
L'entrepreneur de maçonnerie qui construit l'église est tué par la chute d'un échafaudage. C'est son ouvrier BELOT, un maçon de la Creuse, qui termine.

 


La chapelle Sainte-Marie-Madeleine

Au XVIIème siècle, au cœur de la forêt communale de Pélussin, Catherine de Morge fait construire un ermitage pour accueillir Frère Laurent Drouault, le premier ermite du Pilat. Il est rejoint par le père Paul de Gévaudan en 1650, puis en 1660 par le père Jean Bruzeau qui lui succède et fonde une communauté.
 

 


Du grand hôtel du Mont Pilat à l’hôtel brûlé

L’hôtel du Mont Pilat - « station climatique » - était situé à 1 270 mètres d’altitude, au lieu-dit « La chaux de l’Egallet ».
Sa construction est commencée en 1896. Il est alors destiné à rivaliser avec le célèbre établissement de Righi, en Suisse.

Le bâtiment de trois étages comprenait une aile adossée à un corps plus élevé, de section carrée, qui se terminait par un toit pointu. Sous les combles de ce toit, se trouvait une chapelle dédiée à la Vierge Marie.


L’eau minérale de Virieu

eau_A.jpgLe thermalisme et les eaux minérales sont connus depuis l’Antiquité. Les préhistoriens ont constaté que beaucoup de sources recensées sont situées près d’un oppidum ou d’un chatelard préhistorique ou romain. De là à penser qu’au moment où nos ancêtres se sont sédentarisés, ils ont choisi l’emplacement de leurs villages près des sources guérisseuses ou qu’ils estimaient bénéfiques. Certains prétendent qu’ils divinisaient les sources. Ce qu’il y a de sûr, c’est que nos ancêtres croyaient aux vertus de certaines eaux et aux maléfices de quelques autres.

Les romains créèrent de nombreuses stations thermales. Les rois de France et les empereurs firent de nombreuses cures et buvaient de l’eau de source minéralisées.