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Les reliquaires de l’hôpital trouvent refuge à l’église

Vendredi 27 février, deux reliquaires classés au titre des Monuments historiques depuis 1965 sont transférés de l’hôpital (ancien hospice de Pélussin) vers l’église Saint-Jean-Baptiste.
Ce déplacement fait suite à un récolement mené en juillet 2024 par la conservatrice du département des Antiquités et Objets d’art de la Loire, qui a constaté que leur entreposage n’était pas conforme aux normes de conservation. En effet, le récolement, obligatoire tous les dix ans pour les collections publiques selon la loi de 2002, vérifie l’état et la présence des objets protégés.
Pour accueillir les reliquaires, la commune a choisi l’église Saint-Jean-Baptiste pour sa chapelle grillagée sécurisée et la présence d’une Descente de croix de Daniel Sarrabat, également classée. Une boîte sur mesure a été fabriquée par les agents du centre technique municipal pour assurer leur intégrité pendant le transport.
Les reliquaires seront désormais conservés dans des conditions adaptées à leur statut patrimonial.

Reliquaires en bois doré du XXVIIe siècle

Il s’agit de deux reliquaires semblables aux pieds rectangulaires, portés par quatre boules, classés au titre des Monuments historiques depuis 1965. Les reliques (non renseignées), visibles sous un verre, sont surmontées du buste d’un personnage non désigné. L’un d’eux porte une courte barbe, l’autre est imberbe.

🔎 Qu’est-ce qu’une opération de récolement ?

Le récolement sert à vérifier, à partir des inventaires, la présence des œuvres dans les collections des musées. Le récolement décennal est une opération réglementaire, régie par la loi de 2002, relative aux musées de France, et encadrée par le ministère de la Culture. C’est une procédure qui implique une inspection minutieuse, visant à détecter toute non-conformité ou défaut susceptible de compromettre la sécurité, la durabilité ou la qualité de l’œuvre.

Article publié le 24/02/2026